samedi 9 août 2008

9 août 2008, huile sur toile, 92x73 cm

Je viens de terminer une autre toile inspirée des totems monumentaux du musée de la civilisation à Gatineau.
Il s'agit d'une toile
de lin brute montée sur un chassis de 92x73 cm, encollée à la colle de peau sans aucun apprêt, peinte avec des pigments broyés à l'huile. Le fond en toile brute permet de donner l'illusion du bois. J'aurais aussi pu peindre sur bois directement, mais j'aime bien la texture épaisse et rugueuse de la toile. Et surtout, c'est plus léger à transporter après !
C'est encore très figuratif, mais cela correspond davantage à ce vers quoi je tends depuis peu : la matière, les matériaux bruts, une peinture de plus en plus primitive.
J'aurais pu travailler davantage ma toile, mais justement, lui laisser un aspect délibéré d'ébauche permet d'aller encore plus au coeur de la touche.

mercredi 16 juillet 2008

1er juillet 2008, huile sur toile, 92x73 cm


Le 30 juin dernier, je suis allée visiter le musée des Civilisations de Gatineau, près d'Ottawa. J'y ai découvert des totems monumentaux qui m'ont beaucoup impressionnée. Au point que j'y retourne dans deux jours. Cela m'a inspiré la toile ci-contre, une huile sur toile brute réalisée un peu à la manière d'Emily Carr, une grande artiste canadienne des années 20.

Curieux comme cette époque m'inspire ... Tamara de Lempicka tout d'abord, Emily Carr ensuite. Deux styles, deux esprits très différents : la femme sophistiquée d'une part, l'amoureuse des animaux et des grands espaces d'autre part.

J'admire énormément l'oeuvre d'Emily Carr, que j'ai découverte à l'automne dernier au musée des Beaux-arts de Montréal. Ce que j'aime surtout, c'est sa touche libre et instinctive qui cherche à se rapprocher au plus près des éléments.

Une voie à explorer ...

mercredi 25 juin 2008

Un travail d'illustration

J'ai été très occupée ces derniers temps à peaufiner mon dossier d'admission à Concordia. C'est officiel : je commence un Ph-D Art et Education en septembre ! Je ne me sens plus de joie ... En attendant de reprendre sérieusement mes pinceaux, j'ai réalisé une petite illustration pour le site de bijoux d'une amie. Ce n'est pas évident d'essayer de concrétiser l'imaginaire d'une autre personne, car il y a forcément un décalage entre le fantasme et la réalité. Mais bon, j'ai fait de mon mieux : je ne suis pas illustratrice. J'ai aussi quelques projets de cours : je vais ouvrir mon propre atelier de dessin-peinture, et aussi enseigner dans les écoles. Tout cela se met en place progressivement et se concrétiser au cours de l'été. Je pourrai ainsi reprendre le cours des recherches à la fois pratiques et théoriques sur le coup de pinceau. Et donner un sérieux coup de brosse sur ma prochaine toile ! La suite ne saurait tarder ...

jeudi 8 mai 2008

Nouveau blog

Nouveau pays, nouveau style, nouveau blog. Longtemps j'ai visé la perfection en peinture. Je cherchais une ligne pure, une touche immatérielle, une peinture hors du temps. Or, la peinture, c'est avant tout la matière. Une toile ou un panneau de bois, des pigments, une texture. Je me suis donc débarrassée d'un tas de vieilles habitudes, à commencer par ma signature. A quoi bon ce vieux pseudonyme qui ne me servait à rien d'autre qu'à me cacher ? Pourquoi utiliser le nom de mon mari ? Ce n'est pas lui qui peint, c'est moi. Ni l'épouse, ni la mère, ni la collègue de travail, ni la prof. Non, juste moi et le nom que j'ai reçu à la naissance : Isabelle.
Une autre habitude dont je me suis débarrassée, c'est cette maudite vieille tendance à quêter l'approbation de mon entourage. Si je l'écoutais, je ne ferais que de la guimauve. Mes portraits ne sont pas ressemblants ? Je m'en fiche comme de ma première chemise. D'ailleurs, qu'est-ce qui prouve que les portraits des grands maîtres anciens étaient ressemblants ? La photographie n'existait pas à l'époque ! En plus, chacun de nous l'a expérimenté un jour ou l'autre, une photo n'est pas toujours ressemblante. Tout dépend de l'éclairage, de la prise de vue, du décor, de l'humeur du photographe et surtout, de l'état d'âme du modèle. Conclusion : une peinture n'a pas à être ressemblante. Elle doit juste traduire une émotion, la vision fugitive d'un instant, figée pour l'éternité cependant.
La peinture, c'est le silence, l'arrêt du temps. Qu'elle soit figurative ou abstraite, peu importe. Ce qui compte, c'est la spontanéité et la sincérité, l'énergie qu'on exprime. L'art oriental attache une grande importance au vide, ce n'est pas anodin : tout est question d'équilibre. Construire une toile sans jamais aller jusqu'au coup de pinceau de trop, voilà l'enjeu que je me suis fixé. Pour le moment.